Biographie

IMG_33542003 – Maîtrise d’arts plastiques
Université Paul Valéry. Montpellier III

2005 – Formation à la Pédagogie par le Jeu
CREEA – Avignon.

2010 – Formation professionnelle des Art-thérapeutes
IRFAT – Avignon

2008-2011 – Clinique Psychiatrique Bellerive et Hôpital de jour Pierre Masquin – Art thérapeute stagiaire

2011-2020 – Centre psychiatrique de Ziguinchor, Sénégal.  Art thérapeute.

Ayant une production artistique intense, la création est un guide pour moi et se révèle souvent initiatique. Elle peut-être  également un véritable secours psychologique dans les épreuves de la vie.

Avant tout art plasticienne mais aussi attirée par toutes les formes d’expressions artistiques, je pratique aussi l’écriture, le chant et tambour, le théâtre, les marionnettes et la danse. J’appréhende les formes d’art comme un terrain d’expression à conquérir, non pas en vue de la qualité des résultats finals mais pour la liberté d’être soi qu’ils procurent.

Je commence mon parcours professionnels par des cours d’art plastiques au collège, des ateliers de théâtre et éveil musical pour les enfants. Puis je m’oriente vers l’art thérapie qui est  une approche centrée sur la personne plutôt que sur l’objet.

Puis, j’effectue mon premier séjour en Casamance, une région du Sénégal en 2005, où ma curiosité s’éveille alors pour les arts tradi-thérapeutiques locaux (médecine magico-religieuse animiste). J’installe mon atelier d’artiste chez un guérisseur traditionnel Diola y approfondir mes recherches sur le soin, et y développer ma pratique artistique. Je découvre les rapports particuliers que cette médecine entretient avec la nature environnante et les esprits qui l’habitent, l’usage qu’elle fait des rêves, de la prière, du sacrifice/charité, de l’acte rituel et (psycho-)magique. J’explore les forêts équatoriales de Casamance et je fais connaissance avec de nombreux soigneurs traditionnels. A travers ma création, j’interroge leurs mystères et je cherche à prendre contact avec la nature guérisseuse et ses invisibles.

J’entreprends plusieurs projets art-thérapeutiques en Casamance, auprès d’enfants, de personnes traumatisées et victimes de mines antipersonnel, et enfin, avec les patients du centre psychiatrique de Ziguinchor. Une question m’anime : quelle valeur peut avoir l’art-thérapie telle qu’elle m’a été enseignée dans un monde où les codes artistiques et médicaux sont si différents de mon milieu d’origine ?

Ma vie se construit dans le voyage entre la France et la Casamance. Je deviens maman d’un enfant métis. Avec son papa, le forgeron de M’lomp, nous construisons notre maison et une nouvelle forge. La forge est considérée en Casamance comme un lieu sacré de guérison.

A partir de 2015, je réunis mes centres d’intérêt pour l’art, le soin et l’interculturalité dans un travail collaboratif avec un thérapeute traditionnel Sénégalais. Nous coanimons un atelier de soins mêlant nos pratiques respectives au centre psychiatrique de Ziguinchor. Une démarche qui tend à faire prévaloir l’utilité et la complémentarité des thérapies traditionnelles au côté de la médecine psychiatrique, pour les traitements des troubles mentaux.

En France, je partage cette expérience au travers de conférences et de stages auprès de mes confrères et consœurs thérapeutes intéressées par l’expérience interculturelle.

Sur le plan artistique, je découvre le travail de l’argile en Casamance, et apprend le procédé de cuisson primitive avec le potier du village. En France et en parallèle, j’apprend le procédé de cuisson japonais du « Raku ». Ces deux types de cuisson ont en commun d’être artisanales, au plus près des forces élémentaires.

Je propose de découvrir avec moi ces procédés, au moyens de stages ou d’ateliers.

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